«
Observer le monde et faire le point, étudier ses représentations,
échanger ses informations, partager ses impressions en
croisant les regards, en croisant les paroles, en croisant les
mouvements… Immigration du regard, immigration de la parole,
immigration du corps… Un mouvement, un déplacement,
un geste de survie. »
Alexandre
Fernández
Ici
et là, il ne se passe pas une journée dans cette
zone du monde sans que mention soit faite de naufrages ou d'arrestations
de réfugiés, hommes, femmes, enfants, assoiffés,
affamés, battus, violés, amassés dans de
petites embarcations de pêcheurs où se jetant contre
les clôtures électrifiées de l’Europe
forteresse… Ces latitudes deviennent dès lors des
trames narratives entre le Nord et le Sud, un concentré
de l’histoire, aussi absurde qu’inhumaine, contenu
dans l’immigration des corps.
De ce constat, Alexandre Fernández imagine « Paralelo
36 y otros paralelos » un duo chorégraphique interprété
par deux jeunes femmes où se mêlent textes et gestes
chorégraphiés ainsi qu’un travail de création
audiovisuel.
Cette création, écrite aussi bien en français
qu´en espagnol, constitue le second volet de la «
trilogie pour un geste de survie » et explore la notion
de « territoire » et de « frontière »,
à travers l’observation d’une zone géographique
atypique, celle du détroit de Gibraltar et son corridor
du 36e parallèle et les enclaves espagnoles de Ceuta et
Melilla au Maroc.
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